

Il serait toujours avantageux de choisir un prénom qui annonce clairement la "couleur" sexuelle de la personne qui le portera. Ainsi, Bernard, Antoine, Pierre, Charles, Guillaume, Vincent désignent sans ambiguïté possible des garçons, tandis que Isabelle, Monique, Virginie, Hélène, Madeleine, Thérèse se rapportent immanquablement à des filles.
Un prénom qui a des formes analogues au masculin et au féminin pourrait ne pas plaire à votre enfant à cause de la confusion parfois engendrée dans le langage parlé. Exemples : Paul et Paule, Cécil et Cécile, Michel et Michèle, Daniel et Danièle, Noël et Noëlle. Par contre, il ne peut y avoir de confusion possible entre François et Françoise, entre Chrétien et Chrétienne, entre Célestin et Célestine, entre Benoît et Benoîte.
Méfiez-vous des prénoms ambivalents (qu'on qualifie souvent de "mixtes"). Ce sont des prénoms qui s'écrivent et se prononcent exactement de la même façon et qui se rapportent indifféremment à des garçons ou à des filles. Exemples : Claude, Dominique, Alex, Calixte, Camille, Jackie, Kim, Nolwen, Swan, Terry. De tels prénoms pourraient créer des situations gênantes, surtout pour les filles.
D'aucuns conseillent de choisir un prénom ambivalent lorsqu'on ne connaît pas encore le sexe de l'enfant à naître. C'est là un mauvais conseil, vu les possibles inconvénients des prénoms ambivalents. Le mieux serait de bien choisir un prénom distinctement masculin et un prénom distinctement féminin, et d'attribuer l'un ou l'autre de ces prénoms à l'enfant après sa naissance suivant son sexe connu alors.

Certains prénoms ont pris une forme abrégée et donné naissance à de véritables nouveaux prénoms. Exemples : Alexandre, Alexandros, Alexander, Alexandra et Alexandrine devenus Alex ; Philippe devenu Phil ; Joshua, Joseph, José, Josée, Jocelyne et Joséphine devenus Jo ; Lolita et Lorène devenus Lo ; Patricia devenu Pat ; Susan et Suzanne devenus Sue ; Nichola, Nicola et Nicolas devenus Nico. (Il paraît qu'en France, il y a plus de prénoms abrégés féminins que masculins.)
En attribuant à votre fille le prénom Pat, vous risquez de la mettre dans l'obligation perpétuelle de préciser à tout le monde que son prénom est vraiment "Pat" et non pas "Patricia".

A moins que vous n'ayez de sérieuses raisons de le choisir, évitez un prénom qui se prononce d'une seule façon mais qui peut s'orthographier de plus d'une manière. Avec un tel prénom, votre enfant risque en effet de devoir l'épeler sa vie durant à ceux qui ne le connaissent pas suffisamment et notamment aux officiers d'état civil. Exemples :
Ann ou Anne ; Anny ou Annie ; Carine ou Karine ; Carl ou Karl ; Cyndie ou Cindy ou Cyndi ; Danièle ou Danielle ; Henri ou Henry ; Jeannine ou Jeanine ou Janine ; Karen ou Karène ; Maggie ou Maggy ; Mallory ou Malory ; Marie ou Mary ; Marie-Anne ou Marianne ; Mark ou Marc ; Martino ou Martinot ; Maud ou Maude ; Maxime ou Maxim ; Michèle ou Michelle ; Mikaël ou Michaël ; Monica ou Monika ; Miriam ou Miryam ou Myriam ; Nichola ou Nicola ou Nicolas ; Philip ou Philipp ; Sandie ou Sandy ; Sara ou Sarah ; Susan ou Suzanne ; Wissam ou Wissem.
L'orthographe incorrecte d'un prénom peut non seulement entraîner de sérieuses complications quand il s'agit de documents officiels, mais encore fausser le résultat des études psychologiques ou ésotériques concernant ce prénom.
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